Une installation d'alarme incendie réunit les moyens qui permettent de détecter un feu et d'ordonner l'évacuation d'un bâtiment. Elle va du simple boîtier à briser relié à une sirène jusqu'au système complet qui surveille l'ensemble des locaux en permanence. Les établissements recevant du public, les lieux de travail et les bâtiments de stockage en sont pourvus, dans la région d'Avignon, d'Arles et de Nîmes.
Les équipements d'alarme incendie couvrent l'ensemble du matériel installé dans un bâtiment pour détecter un feu et faire évacuer. La détection automatique en forme la première brique, avec des détecteurs optiques sensibles aux fumées, des détecteurs thermiques qui réagissent au-delà d'une température de l'ordre de 58 degrés et des détecteurs multicritères qui croisent plusieurs mesures. Les déclencheurs manuels complètent ce dispositif et se posent à hauteur d'homme, près des escaliers et des issues, à chaque niveau. La centrale reçoit ces informations, les affiche par zone de détection et pilote la suite des opérations. Les diffuseurs sonores portent le signal d'évacuation en tout point des locaux, à un niveau supérieur au bruit ambiant, et des flashs lumineux prennent le relais là où le son ne suffit pas. Dans les installations les plus complètes, les asservissements ferment les portes coupe-feu, ouvrent le désenfumage et arrêtent la ventilation pour contenir les fumées. Une alimentation électrique de sécurité maintient le tout en service pendant 12 heures de veille puis 5 minutes de diffusion. Les essais périodiques et la vérification annuelle sont inscrits au registre de sécurité.
Entrepôts et bâtiments agricoles posent des difficultés de détection que les bureaux ignorent. Au-delà de certains seuils, un entrepôt relève de la nomenclature des installations classées, et l'arrêté applicable impose alors une détection généralisée, un désenfumage dimensionné, un recoupement par murs coupe-feu et parfois une extinction automatique. Sous 10 mètres de plafond, la détection ponctuelle réagit trop tard, les fumées se diluant avant d'atteindre les détecteurs, ce qui conduit à préférer la détection linéaire à faisceau ou la détection par aspiration, avec un support stable pour éviter les défauts d'alignement. Dans les bâtiments agricoles, la poussière, les produits de traitement et les grands volumes mettent en défaut les détecteurs optiques, tandis que les détecteurs thermiques y conviennent mieux. La détection se concentre alors sur les armoires électriques et les locaux techniques, d'où partent la plupart des sinistres. Dans les immeubles d'habitation des centres anciens, la réglementation porte plutôt sur le compartimentage, le désenfumage de l'escalier et les portes palières, chaque logement devant disposer d'un détecteur autonome avertisseur de fumée conforme à la norme EN 14604. La règle R7 de l'APSAD encadre par ailleurs la détection automatique d'incendie et donne lieu à une certification de l'installation. Certains assureurs la demandent sur les sites à forte valeur.
AVE Protect (Avignon), dispositifs de sécurité et protection incendie pour les particuliers comme pour les professionnels.
AVS Sécurité (Nîmes), équipement de locaux professionnels, de sites sensibles et d'établissements recevant du public.
Gard : Nimes, Alès, Bagnols-sur-Cèze, Beaucaire
Avignon, Carpentras, Cavaillon, Pertuis, Sorgues
Le secteur comprend aussi Arles, dans les Bouches-du-Rhône.
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